La BA 116 et la Bombe

 

Le 2 juillet 2008, la base aérienne 116 commémorait depuis l’EC 01.004 « Dauphiné » le vingtième anniversaire de la mise en service opérationnel du tandem Mirage 2000 N / ASMP. C’est en effet le 12 juillet 1988 que l’armée de l’air célébrait sous le haut patronage de M. François Mitterrand, président de la République, l’arrivée dans les forces de ce système d’armes révolutionnaire.

Pourtant, le lien entre la base de Luxeuil et l’atome militaire est bien plus ancien. Alors que les forces aériennes stratégiques fêtent cette année leur 45ème anniversaire, la BA 116 peut s’enorgueillir d’avoir épousé le destin de notre force de frappe il y a 43 ans. Cette association entre la BA 116 et le nucléaire militaire est d’ailleurs si profonde que la mise en service des différents systèmes d’armes nucléaires a progressivement modelé sa physionomie. Un bref parcours historique permet de mesurer l’ampleur de cette osmose.

L’épopée de l’« Arbois »

Mise en germe dès 1945 (création du commissariat à l’énergie atomique), décidée sous la IVème République (avril 1958), puis sous l’impulsion décisive du général de Gaulle, la force de frappe nationale est officiellement créée en 1964. Le 14 janvier, un décret porte création des forces aériennes stratégiques (FAS). Le 8 octobre, le couple Mirage IV-C135 prend sa première alerte depuis Mont-de-Marsan (EB 1/91 « Gascogne », ERV 4/91 « Landes »).

La montée en puissance des forces nucléaires stratégiques s’effectue au fil de la livraison des appareils. En 1966, le dispositif est constitué. Il s’articule autour de 3 escadres composées chacune de 3 escadrons de bombardement (EB) à 4 appareils, et d’1 escadron de ravitaillement en vol (ERV). Les moyens d’une même escadre sont dispersés sur plusieurs sites, afin de réduire leur vulnérabilité en cas d’attaque. Les 91ème et 93ème escadres, créées respectivement en 1964 et 1965, sont par ailleurs établies dans le sud-ouest et le sud-est, au plus loin de la menace potentielle.

Dernière née, la 94ème escadre coordonne depuis Avord (PC escadre) l’activité de ses moyens répartis sur cette même base (EB 1/94 « Bourbonnais, ERV 4/94 « Sologne »), Saint-Dizier (EB 2/94 « Marne »), et Luxeuil (EB 3/94 « Arbois »). Officiellement créé le 1er février 1966, l’EB 3/94 reçoit son premier Mirage au début du mois de juin. Le personnel, qui bénéficie d’un fort taux d’encadrement, s’appuie également sur l’expérience déjà acquise dans les FAS. La montée en puissance de l’unité est rapide : dès l’hiver 1966, la BA 116 vit au rythme des prises d’alerte nucléaire.

Les équipages et les équipes techniques opèrent aux ordres du COFAS, qui s’assure en permanence de l’aptitude des unités à tenir la posture prescrite. La crédibilité du dispositif repose sur sa réactivité mais l’alerte à 5 minutes, expérimentée aux premières heures des FAS, s’avère rapidement trop contraignante. Ainsi, selon les circonstances, le COFAS dispose de 9 Mirage IV (un par base) et de 3 C-135 F (un par escadre) en alerte à 15 minutes, tandis que 27 autres Mirage IV (trois par base) et 6 C-135 (deux par escadre) doivent pouvoir décoller en moins de 60 minutes.

La spécificité de la mission et des moyens humains et techniques y concourant impose la création d’infrastructures dédiées. A Luxeuil, la permanence opérationnelle est tenue depuis la zone d’alerte (ZA), zone isolée à l’accès strictement réglementé abritant un Mirage IV armé de sa bombe réelle. Le reste du personnel occupe une autre zone réservée : la zone technique opérationnelle. Cette ZTO comprend l’ensemble des installations permettant au personnel de travailler et de vivre dans une relative autarcie vis-à-vis du reste de la base, dont un ordinaire spécial opérations (OSO). La « technique » de l’EB assure la mise en œuvre et la maintenance de premier niveau, les réparations plus lourdes étant assurées à Bordeaux (GERMAS 15/96). Enfin, la BA 116 se dote, à l’instar de chacune des bases de référence, d’un dépôt atelier de munitions spéciales (DAMS), unité technique chargée de la mise en œuvre de l’arme (stockage, entretien, assemblage et accrochage sous avion).

L’arme en dotation à Luxeuil est l’arme nucléaire AN 22 (70 kT). Il s’agit d’une bombe à gravitation, dont la trajectoire balistique impose quasiment le survol de l’objectif. Les performances exceptionnelles du Mirage IV à haute altitude (pénétration bisonique) lui permettent au départ d’opérer avec une certaine impunité vis-à-vis des intercepteurs et de l’artillerie anti-aérienne adverses. Mais l’avènement des missiles sol-air (les fameux SAM), de chasseurs de nouvelle génération (Mig 25), ainsi que la nécessité de planifier des frappes sur des objectifs particulièrement défendus conduit l’armée de l’air, dès 1965, à adapter le profil de la mission de frappe nucléaire stratégique. Les Mirage IV abandonnent dès lors leur livrée « alu » pour un camouflage centre-Europe (vert et gris) et subissent un ensemble de modifications techniques leur permettant de délivrer le feu nucléaire depuis la très basse altitude (palier-ressource), à l’issue d’une pénétration tout temps à très grande vitesse.

La mise en œuvre des seconde et troisième composantes des forces nucléaires stratégiques (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, missiles sol-sol balistiques stratégiques) au début des années 70 entraîne une importante modification de la posture tenue par les EB. Il apparaît possible, sans remettre en cause la capacité dissuasive de l’outil national, d’alléger le régime d’alerte et de resserrer le dispositif « air ». L’année 1976 voit ainsi la fermeture des premières unités de Mirage IV (93ème escadre, EB 3/91 « Beauvaisis », 3/93 « Sambre » et 1/94 « Bourbonnais ») et la ventilation d’une partie de leurs moyens dans les unités restantes. Dès juillet 1976, l’EB 3/94 devient « escadron renforcé ». Sa dotation en Mirage IV passe à 7 machines, tandis que son personnel s’étoffe.

Mais l’heure de la fin de l’ « Arbois » approche. L’EB 3/94 est dissout le 30 septembre 1983, au terme d’une existence de 17 ans marquée par de nombreuses prises d’alerte, une multitude d’exercices spécifiques (« Poker », « Rami », « Canasta », « Banco », « Baccara »), et les compétitions inter-escadrons des FAS (coupe « Fantasia »). Signe de l’expertise acquise par l’unité francomtoise, l’ « Arbois » remporte à deux reprises (1977 et 1979) la coupe Commandant Héliot, mise en jeu tous les ans à l’occasion des manœuvres « Fantasia ». Le départ des Mirage IV de Haute-Saône n’interrompt pas pour autant le lien entre la BA 116 et l’atome militaire car la 4ème escadre de chasse, établie sur la base depuis juin 1961, y assure depuis 10 ans la mission de frappe nucléaire préstratégique.

« La Quatre » et l’arme nucléaire tactique

En effet, parallèlement à la constitution de la force de frappe stratégique, l’armée de l’air acquiert dès le début des années 1960 l’aptitude au tir d’armes nucléaires tactiques. Alors que l’engagement de nos armées au sein de l’OTAN prend de l’importance, les armements  (mitrailleuses ou canons, roquettes, bombes classiques) dont disposent nos chasseurs-bombardiers (F-84F, F-100) et bombardiers (Vautour) de l’époque apparaissent inadaptés à la nature et à la dimension des cibles allouées, qui sont principalement des objectifs militaires situés au-delà du rideau de fer. Afin de ne pas se limiter à un rôle de faire-valoir aux côtés des moyens offensifs US, l’armée de l’air décide de doter ses appareils de la capacité à tirer des armes nucléaires tactiques américaines (Mk-43).

Le général de Gaulle exclut que des armes nucléaires étrangères puissent être employées depuis le territoire national. Les deux escadres de chasse retenues pour cette mission (la 3ème et la 11ème) s’installent donc en Allemagne en 1958-1959. Si le haut commandement militaire français se garde une option de véto quant à l’engagement de nos appareils dans une mission de Strike nucléaire, la mise en œuvre de l’armement s’effectue sous le contrôle exclusif des Américains (système de double clé). Cette première expérience du nucléaire militaire permet d’acquérir une expertise qui s’avèrera précieuse par la suite, mais la dépendance stratégique à un pays tiers est en contradiction avec les ambitions que nourrit le Général pour la France.

Le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, notifié par le général de Gaulle au président Johnson le 17 mars 1966, entraîne le retour de « la Trois » et de « la Onze » en France. En juillet de la même année, le conseil de défense décide le lancement des études de fabrication d’une charge tactique commune (CTC) pour les armées de l’air et de terre. Ces travaux conduisent pour l’armée de l’air à la réalisation, dès le début des années 1970, des armes nucléaires tactiques type 52 (ANT 52), d’une puissance nominale de 25 kT.

Les Mirage III E, dont les spécifications indiquent, dès 1959, qu’ils devront être aptes au tir d’armes nucléaires, sont désignés pour être les premiers porteurs de l’ANT. Les escadrons de chasse 1/4 « Dauphiné » et 2/4 « Lafayette », qui opèrent sur le chasseur-bombardier respectivement depuis 1967 et 1966, ne tardent pas à quelque peu « délaisser » leur mission principale de défense aérienne au profit des installations nucléaires de la BA 116 pour l’entraînement à la mission de pénétration nucléaire tout temps. C’est une mission particulièrement complexe et exigeante car, malgré ses caractéristiques remarquables pour l’époque, le « III E » ne dispose que d’aides au pilotage très limitées. Les missions s’effectuent dans des couloirs dédiés (les « tuyaux ») : le pilote travaille aux instruments, en corrélant les prédictions radar élaborées par le centre de prédiction radar (CPR) de la base avec l’image qu’il visualise sur son scope.

L’arrivée des ANT 52 occasionne, là encore, d’importants travaux d’infrastructure. A Luxeuil, on construit un second DAMS, car le stockage et l’entretien des armes (cœur nucléaire et enveloppe) requièrent des installations spécifiques. La BA 116 voit également sortir de terre des zones d’alerte, avec abris antiaériens destinés à accueillir les avions et les moyens de transmission hautement sécurisés destinés à la réception des ordres et à l’envoi des comptes-rendus. Le DAMS 12/4 réceptionne ses premières armes le 1er juillet 1972. En mars 1973, la ZA de la base est déclarée opérationnelle. Dotés de 15 Mirage III E chacun, tenus par un contrat de disponibilité quotidienne de 12 appareils, les escadrons « Lafayette » et « Dauphiné » prennent l’alerte nucléaire à compter de mai et de novembre 1973. Le Strike nucléaire est désormais leur vocation première, même s’ils conservent l’assaut conventionnel et la défense aérienne en tant que mission secondaire.

La mise en œuvre des ANT 52 est soumise aux mêmes procédures et règles d’engagement que les AN 22, le choix des objectifs et la décision d’engagement incombant au président de la République. Le contrôle opérationnel des moyens est assuré depuis les centres d’opérations du chef d’état-major des armées (CEMA) et de la force aérienne tactique (FATac / 1ère RA), grand commandement dont relève « la Quatre ». L’articulation entre les moyens nucléaires des FAS et de la FATac témoigne d’une solide cohérence doctrinale. Les moyens nucléaires tactiques ont vocation à être engagés sur des objectifs militaires adverses pour une frappe unique, massive et non renouvelable avant, si les circonstances l’exigent, de lancer les vecteurs stratégiques sur des cibles d’une autre nature.

Ce couplage entre les moyens tactiques, dont la vocation est préstratégique (on parle alors aussi d’ « ultime avertissement »), et les moyens stratégiques confère au dispositif national un caractère particulièrement dissuasif. La crédibilité du tandem Mirage III E / ANT 52 est d’ailleurs démontrée de manière éclatante le 28 août 1973 lorsque le lieutenant-colonel Copel, alors « patron » de la 4ème escadre de chasse, procède avec succès au tir d’une arme réelle au centre d’essais du Pacifique (opération « Tamara »).

La capacité dissuasive de nos forces nucléaires nécessitant une modernisation continue des systèmes d’armes, il est décidé dès la fin des années 1970 de travailler au remplacement des « III E » et de leur armement. Le Mirage 2000 N et le missile thermonucléaire ASMP sont bientôt programmés pour prendre la relève.

Le retour de la mission nucléaire stratégique

L’adoption du Mirage 2000 N offre à l’armée de l’air un saut capacitaire considérable. L’appareil, qui effectue son premier vol en 1983, est dérivé d’un monoplace de chasse à commandes de vol électriques, dont il conserve l’agilité et les performances. Mais au-delà des apparences, il s’agit d’un système d’armes radicalement différent. Son système de navigation et d’attaque est taillé pour la pénétration tout temps à très basse altitude (jusqu’à 200 pieds de hauteur), à très grande vitesse (jusqu’à 600 nœuds), en toute sécurité (radar de suivi de terrain couplé au pilote automatique). La navigation est désormais très précise (deux centrales inertielles), et l’avion peut évoluer dans un environnement de menaces denses en conservant une forte probabilité de survie (contre-mesures intégrées très performantes).

L’arme nucléaire embarquée répond, elle aussi, à un concept novateur, et unique au monde. Arme de forte puissance (300 kT), l’ASMP est un missile de croisière qui, tiré à distance de sécurité (sa portée peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres), rejoint sa cible de manière autonome, minimisant ainsi l’exposition de son porteur aux menaces adverses. La précision de sa navigation, et la possibilité de moduler les effets de l’explosion lui confèrent la capacité de limiter les dommages collatéraux.

Mais la principale singularité du Mirage 2000 N est peut-être l’adoption d’un équipage à deux. Les pilotes de « III E » doivent désormais composer avec un navigateur officier système d’armes (NOSA). Cette petite « révolution culturelle » ne tarde toutefois pas à s’inscrire dans les mœurs, car le partage de la charge de travail au sein du cockpit démultiplie les performances dans une mission qui, même si elle est rendue plus aisée par des interfaces homme – machine conviviales, demeure extrêmement complexe.

L’EC 1/4 « Dauphiné », désigné comme devant être le premier escadron de l’armée de l’air à opérer sur Mirage 2000 N, débute sa transformation à Mont-de-Marsan à l’été 1987. Le 30 mars 1988, équipages et mécaniciens reviennent à Luxeuil sur leur nouvelle monture. Juillet 1988 connaît les premières prises d’alerte, tandis que le personnel du « Dauphiné » transmet sa compétence à celui  du « Lafayette », à son tour déclaré opérationnel le 1er juillet 1989.

L’avènement du nouveau système d’armes s’accompagne de nombreux changements pour la base. La zone d’alerte du 1/4 est modernisée en profondeur : hangarettes, hangars de maintenance, opérations, poste de commandement enterré, rien n’échappe à la nécessité d’adapter l’existant aux exigences nouvelles, dont l’augmentation du personnel n’est pas la moindre. Le DAMS subit une cure de jouvence, car la conception du nouvel armement transforme profondément les principes de mise en œuvre et de maintenance (stockage d’un  propulseur en lieu et place d’une bombe, création de bancs d’essai, etc.). Le GERMAS se dimensionne en vue des dépannages de l’ensemble de la flotte Mirage 2000 N. Un simulateur ultramoderne fait son apparition (octobre 1988) au sein du centre d’instruction tactique 339 (CITAC) qui, à partir d’une flotte de Jaguar E et de Mystère XX SNA, assure la transition opérationnelle des jeunes pilotes et navigateurs destinés à servir sur Mirage 2000 N.

Au départ, la mission des escadrons de Luxeuil s’inscrit dans la continuité du « III E ». Il s’agit de garantir un haut niveau de préparation dans l’hypothèse d’une frappe nucléaire d’ultime avertissement. Mais les années 1990 vont apporter deux changements majeurs. Le 1er septembre 1991, à la fois par souci de cohérence et pour pérenniser le poids de l’armée de l’air dans le dispositif de défense national, il est décidé de réunir l’ensemble des moyens « air » de frappe nucléaire au sein d’un seul et même commandement. Les EC 1/4 et 2/4 quittent donc le giron de la FATac pour rejoindre les forces aériennes stratégiques. L’année 1996 voit enfin le transfert de la mission de frappe nucléaire stratégique des Mirage IV P aux Mirage 2000 N.

Les EC 01.004 « Dauphiné » et 02.004 « Lafayette », devenus unités aériennes autonomes depuis la dissolution de la 4ème escadre de chasse en 1994, sont désormais les chevilles ouvrières de la composante aéroportée de nos forces nucléaires stratégiques. Tout en conservant une expertise pointue dans sa mission secondaire d’assaut conventionnel, le personnel des escadrons s’engage avec foi, rigueur et abnégation dans la mission de dissuasion, dont chacun mesure l’enjeu. Le quotidien est rythmé par un ensemble d’exercices et de manœuvres, et la base tout entière peut appréhender, au travers des « Palmier », « Banco » et autres « Poker », le haut niveau d’implication requis.

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« La BA 116 et la Bombe », c’est donc 43 ans au cœur de notre politique de défense. Outil de souveraineté destiné à garantir l’autonomie de décision et d’action de nos autorités politiques et à préserver nos intérêts vitaux de toute velléité de chantage ou d’agression, l’arme nucléaire repose depuis le général  de Gaulle sur un principe simple : faire redouter à tout adversaire éventuel des dommages inacceptables, c’est-à-dire hors de proportion avec l’enjeu que représenterait une agression. Nonobstant la stabilité du concept, cette brève évocation aura permis de constater que la doctrine (les modalités de mise en œuvre) n’a cessé d’évoluer au gré des bouleversements du paysage géostratégique et des perspectives offertes par le progrès technique.

La base de Luxeuil a été, depuis 1966, intimement associée à chacune de ces évolutions, qu’elle a accompagnées en adaptant perpétuellement son aspect et son organisation. Aujourd’hui base de première importance dans notre stratégie de dissuasion, elle prend une part active dans la modernisation de la composante aéroportée. Tout en assurant la tenue de posture, les escadrons de chasse « Dauphiné » et « Lafayette » forment le personnel qui, demain, mettra en œuvre l’ASMP amélioré à bord des Mirage 2000 NK3 et autres Rafale F3. Ancrée dans son riche passé, la BA 116 est résolument tournée vers l’avenir.

 

Lcl Jean-Patrice LE SAINT
Escadron de chasse 01.004 « Dauphiné »

 

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COFAS: Centre d’opérations des forces aériennes stratégiques. Les FAS disposent de deux centres d’opérations : un centre principal à Taverny (Val d’Oise), et un centre de dévolution au Mont Verdun (Rhône).

ASMP: Air-Sol Moyenne Portée.

GERMAS: Groupe d’Entretien et de Réparation des MAtériels Spécialisés, futur Escadron de Soutien Technique Spécialisé (ESTS).

CITAC: Le CITAC deviendra le Centre de Formation des Equipages de Mirage 2000N (CFEN).

Les manœuvres nucléaires  mobilisent, outre les escadrons et le DAMS, les moyens de sécurité et de protection (sécurité nucléaire, pompiers et commandos de l’air), le soutien opérationnel (directeur des vols, contrôleurs et météorologues), le soutien médical et le soutien personnel (restauration en particulier). Bref, c’est toute la base qui se mobilise autour de la mission.


 


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