Forum des métiers.

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PILOTE:

Le métier de pilote de chasse était mon rêve puis ma passion. Mon rêve est devenu réalité car j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir piloter un mirage 2000 N… Je n’y croyais pas mais il faut tenter sa chance que ce soit par le concours de l’Ecole de l’Air ou bien par le concours des
OSC - officier sous contrat.

Piloter un avion de chasse nécessite une longue formation au cours de laquelle nous apprenons à voler, en utilisant les limites du système d’arme tout en découvrant les siennes. Par exemple, j’ai dû apprendre à voler près du sol à grande vitesse dans un environnement hostile simulé. Dans ce contexte, le navigateur m’est d’une grande aide…

Avant tout, je suis militaire, mes vols consistent donc à utiliser l’avion pour délivrer de l’armement par des entraînements réguliers. Les vols sont variés et évoluent en fonction de la météo et des objectifs pédagogiques à atteindre. Nous pouvons voler dans le mauvais temps, faire du combat aérien, aller sur un champ de tir délivrer de l’armement d’exercice…etc. Une chose est certaine, tous les jours, je vois le soleil!

Le mirage 2000 est un avion permettant d’évoluer dans l’espace 3D avec des sensations hors du commun. Chaque vol reste un plaisir…

« MOBI », Pilote à l’EC 01.004

pilote

NAVIGATEUR OFFICIER SYSTEME D’ARME - NOSA

            Les  navigateurs sur avions de chasse sont situés en place arrière. Le pilote et le navigateur volent donc ensemble, dans des avions où les cabines sont relativement étroites, pour effectuer une mission de guerre. C’est pourquoi une bonne synergie doit être présente entre les deux membres de l’équipage, d’autant plus qu’en cas d’éjection ils se retrouveront ensemble pour survivre.

« Le navigateur gère la mission à moyen et long terme. En fonction des modifications de l’environnement extérieur (météo, menaces…etc.) et de la trajectoire de l’avion, il doit à tout moment être suffisamment  conscient de la situation pour amener le pilote à l’objectif à la bonne heure !
Le navigateur est la « petite voix » du pilote. C’est la personne sur laquelle le pilote doit pouvoir compter pour récupérer une vision globale de la situation. »

dixit ‘’BOB’’  – 1ère navigatrice chasse dans l’Armée de l’Air

nav

Drille:

"Drille" : joli diminutif pour commandant d'escadrille !

Nous sommes trois à l'escadron, un pour chaque SPA (37, 81 et 92). Notre travail se décompose en deux parties distinctes. En premier  lieu, nous sommes les gardiens des traditions de notre escadrille et  de sa cohésion en collaboration avec nos plus anciens.
Ensuite, notre travail au quotidien consiste à coordonner l'activité  opérationnelle à court terme entre les différents acteurs : personnel  navigant, mécanicien, gestionnaire d'espace aérien, planificateur de  l'activité ravitaillement en vol et drille des autres escadrons.
Nos objectifs, fixés par le commandant d'escadron, le "dron", sont variés  et s'adaptent en fonction des impératifs de coordination à moyen et  long terme : instruction des plus jeunes, entretien des compétences  des plus anciens, mise en avant d'une compétence particulière comme le  vol sous JVN etc...
Pour effectuer cette coordination au quotidien et continuer à voler,  nous nous partageons le travail en semaine. Une semaine "aux  plaquettes", ie en charge, pour deux semaines dédiées au vol dans la  mesure de nos disponibilités.
Ce travail est très enrichissant car nous sommes au carrefour technico-opérationnel de l'escadron, en contact direct avec d'un côté nos chefs  de lignes, qui commandent nos "pistards", et les officiers mécanos et  de l'autre le personnel navigant avec ses impératifs de formation.

« Titi », Drill de la SPA37

drille

Pistard

Le Service PISTE est chargé de la mise en oeuvre des aéronefs qui sont attribués à l'escadron pour effectuer quotidiennement les missions de vol.
Cette mise en oeuvre commence chaque matin par une « visite journalière », première vérification complète de l'avion avec en plus son avitaillement (plein) de kérosène et la mise en place du réservoir d'oxygène rempli afin de pouvoir effectuer le premier vol de la journée.
A l'issue, suite à l'arrivée de l'équipage en piste après la vérification de la conformité de l'avion sur la documentation de contrôle, le mécanicien de piste - appelé communément le « pistard » - et le pilote effectuent la visite avant vol qui est une vérification visuelle du bon état de l'avion, correspondant à un tour avion, avant la mise en fonctionnement du réacteur pour un décollage.
Après chaque vol et en prévision du prochain, le mécanicien s'assure qu'aucune anomalie n'est survenue en vol. Il remet en condition l'avion en remplissant les réservoirs de kérosène, vérifie les différents niveaux d'huiles pour que l'avion puisse accomplir les autres missions de la journée.
Le mécanicien de piste travaille souvent seul autour de l'avion qui lui est attribué. L'activité de la journée lui permet d'être au contact des équipages et de profiter de la météo du jour qu'elle soit bonne ou mauvaise... Son emploi du temps est définit en fonction des horaires de décollage et d'atterrissage des avions.

«TATAYE », Pistard

pistard

Mécanicien mise en oeuvre avion

« Stein »  affecté  à  l'Escadron de  Chasse  01-004  Dauphiné  depuis  le 16  décembre  2003 , de  la  spécialité  211033 : mécanicien  mise  en  oeuvre  avion.   
« Depuis  plus  de  cinq  années , j'ai  eu  la  responsabilité  de  travailler  à  l'atelier Equipements  de  vol  ou  Effets  PN.
Ce  service  est  rattaché  à  la  Piste  qui  s'occupe  de  l'entretien  des  équipements  pris  en  compte par  chaque  pilotes  ou  navigateurs. La  tâche  implique  également   le  matériel  à  reverser  ou  à  commander  pour  pouvoir  dépanner  dans  de  bonne  condition , le  matériel  indisponible. Chaque  effets  de  vol  est  répertorié  à  l'unité: les  pantalons  anti-g , les  casques , les  masques , les  combinaisons  étanches , les  jumelles  de  vision  nocturne - JVN, le  matériel  NRBC...
Nous  équipons  aussi  le  personnel  abonné au vol à  l’escadron. Ce  sont des  personnes  qui  volent  de  temps  en  temps  et  qui  viennent  d'une  autre  base. Nous leur fournissons donc des  effets de vol.
Lors  des  exercices NRBC (Nucléaire-Radiologique-Biologogique-Chimique) , nous  équipons  les  PN  en  ambiance  chimique  ainsi  que  l'avion  qu'ils  vont  utilisés. Le  matériel  NRBC  perçu  par  l'équipage , est  vérifié  pour  une  utilisation  optimale. »

« STEIN »

mmeo

SNA (pour Système de Navigation et d'Armement.)


    Le SNA est le mécanicien de spécialité «  Avionique » qui a la charge de traquer, de comprendre et de dépanner les problèmes concernant le système informatisé de l’avion.
    Le Système de navigation et d’armement du Mirage 2000N est constitué de plus de 70 « boites » (URL - Unité emplaçable en Ligne) implantées de la pointe avant (le Radar) à l’arrière de l’avion (le Brouilleur) en passant même par le bout des ailes (les détecteurs goniométriques). Presque toutes les « boites » sont équipées d’un ou plusieurs microprocesseurs et sont reliées entre elles pour former un réseau informatique (le Digibus). L’ensemble est géré par deux gros calculateurs (les CP – Calculateurs Principaux). En cabine, plusieurs écrans de télévision visualisent une foule d’informations et c’est à travers une multitude de boutons sur le manche de pilotage et la manette des gaz que le pilote le navigateur officier système d’arme (NOSA) « discutent » avec l’avion pour accomplir sa mission.
    Grâce à toute cette électronique, l’avion est capable de voler en toute sécurité et sans action du pilote à 60 mètres du sol et à 800 km/h en épousant le relief devant lui et en suivant une trajectoire programmée sur un ordinateur au sol, le Système Local de Préparation et de Restitution de Mission (SLPRM) que les mécaniciens SNA doivent également surveiller.
    C’est également grâce à cette électronique que le Mirage 2000N est capable d’être très précis dans son positionnement dans l’espace (la navigation) et donc très précis pour le tir de son armement.
    Une partie de cette « intelligence embarquée » est utilisé pour le mécanicien. Chaque boite est constamment testé en vol et chaque anomalie est enregistrée. Au retour de mission, c’est grâce à ses enregistrements et aux symptômes décrits par l’équipage que le mécanicien SNA pourra dépanner.

« MAX », SNA à l’EC 01.004

max

Petaf

Depuis que les avions volent dans l’armée de l’air, on a toujours pensé à les équiper de différents systèmes d’armement, soit pour se défendre soit pour réaliser la neutralisation ou la destruction d’un objectif. C’est en comprenant ces principes que l’on devine toute l’étendue de la spécialité armurier, plus connue sous le surnom de « Pétafs ».

Responsables des équipements sur avion pour se défendre grâce aux systèmes de leurrage (électromagnétique avec des paillettes et infrarouge avec des cartouches), les Pétafs défendent aussi le mirage 2000 avec les missiles air-air embarqués (missile Magic 2) et toute la chaîne de tir associée. Pour la notion « d’attaque au sol», les armuriers équipent les avions, suivant les missions, de bombes, adaptateurs et autres matériels permettant le tir mais aussi l’entraînement des équipages. Les Pétafs font partie de l’équipe mécanique déployée lorsque l’escadron est en exercice.

Pour finir, les armuriers sont aussi responsables de la survie des équipages, en gérant la maintenance et le bon fonctionnement des sièges éjectables ainsi que les gilets de sauvetage et les paquetages de survie.

Voilà, plus de secret sur la spécialité ARMURIER, maillon important de la grande chaîne mécanique, unie par le travail, qui représente bien l’escadron de chasse 01.004 !

« MANGA », Petaf à l’EC 01.004

petaf

Mécano

A venir...

Elec/CDVE

    Le spécialiste ELEC-CDVE à la charge d'un panel assez large d'éléments sur le Mirage2000. Cela couvre des domaines aussi divers que l'électricité de base sur l'avion, la génération de l'énergie, ainsi que sa distribution au sein du Mirage 2000, cela concerne aussi une partie des instruments de bord traditionnels, de différents types de commandes et contrôles, le pilote automatique,la réparation des cablages nouvelle génération, etc..
    Un des gros morceau de la spécialité, reste sans conteste les commandes de vol electriques (C.D.V.E). C'est un des aspects les plus important, et reste l'un des deux éléments vitaux embarqués (le second étant le moteur) Ce système (les CDVE) permet le pilotage de l'avion, assure sa manoeuvrabilité, sa rapidité de reaction, sa stabilité et sa sécurité en vol. Fini l'ancien temps, ou des cables et autres timoneries permettaient de faire bouger les divers éléments mobiles des aéroplanes. Aujourd'hui tout est éléctrique, numérisé et sujet à un système de controle complet intégré et surveillé. Ce systeme complexe dispose de moyens complets de maintenance et de diagnostique, soit embarqués, soit externes, que ce doit de parfaitement maitriser le spécialiste CDVE, et ce, en toutes circonstances et en tout lieu.
    Un des apsects intéressant de cette spécialité, réside aussi dans l'étroite collaboration en terme de travail et de connaissances avec les autres spécialités, comme en particlier avec les SNA et les Mecano....

« Thierry », Elec/CDVE à l’EC 01.004

 

 

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